À l’échelle mondiale, les données relatives à la mortalité des enfants de moins de cinq ans en République Démocratique du Congo sont consolidées par le Groupe interinstitutions des Nations Unies pour l’estimation de la mortalité infantile (UN IGME), réunissant notamment l’UNICEF, l’Organisation mondiale de la Santé et le Groupe de la Banque mondiale. Ces références […]

04 mai 2026
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À l’échelle mondiale, les données relatives à la mortalité des enfants de moins de cinq ans en République Démocratique du Congo sont consolidées par le Groupe interinstitutions des Nations Unies pour l’estimation de la mortalité infantile (UN IGME), réunissant notamment l’UNICEF, l’Organisation mondiale de la Santé et le Groupe de la Banque mondiale. Ces références internationales, accessibles à travers les indicateurs du World Bank Open Data, constituent une base essentielle pour l’analyse des tendances et l’évaluation des progrès accomplis.
Selon les estimations les plus récentes, le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans en RDC s’établissait à 73,2 décès pour 1 000 naissances vivantes en 2023. Sur la période 2020-2023, les données disponibles mettent en évidence une tendance baissière continue, traduisant les efforts soutenus du Gouvernement, en collaboration étroite avec les partenaires techniques et financiers, en faveur de l’amélioration de la santé infantile.
Au niveau national, ces avancées sont rigoureusement suivies et documentées par l’Institut National de Santé Publique (INSP), qui joue un rôle central dans la collecte, l’analyse et la validation des indicateurs sanitaires. À travers le système national de surveillance, l’INSP contribue à une meilleure orientation des politiques publiques et à l’adaptation permanente des interventions aux réalités du terrain.
Dans cette dynamique, la mise en œuvre de la Couverture Santé Universelle (CSU) constitue un levier stratégique majeur de la réforme du système de santé en République Démocratique du Congo. À travers le programme de gratuité des soins maternels et néonatals, le Gouvernement s’attache à lever les barrières financières qui entravaient l’accès aux services de santé, en particulier pour les femmes enceintes et les nouveau-nés.
Depuis le lancement de ce programme, plus de 3 000 000 de mères et de nouveau-nés ont bénéficié d’une prise en charge entièrement gratuite dans les structures de santé. Cette avancée s’accompagne d’impacts mesurables sur le terrain, notamment une réduction de 5 % de la mortalité néonatale dans les zones de mise en œuvre effective.
En 2026, le programme est opérationnel dans 14 provinces, couvrant plus de 250 zones de santé à travers le territoire national, illustrant une volonté d’extension progressive, équitable et durable.
L’élargissement continu de la gratuité des soins, combiné au renforcement global du système de santé, se traduit par des évolutions significatives dans les comportements de recours aux soins. On observe notamment une augmentation de la fréquentation des structures sanitaires ainsi qu’une amélioration des conditions d’accouchement.
Ces progrès contribuent de manière déterminante à la réduction des décès évitables chez les mères et les enfants, tout en renforçant la confiance des populations dans les services de santé publics.