En République démocratique du Congo, les cancers de la femme constituent un défi de santé publique de plus en plus préoccupant.Chaque année, près de 15 000 nouveaux cas sont enregistrés, rappelant l’ampleur d’une maladie qui continue de toucher des milliers de familles, souvent dans le silence, la peur et parfois dans un contexte de diagnostic […]

13 mai 2026
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En République démocratique du Congo, les cancers de la femme constituent un défi de santé publique de plus en plus préoccupant.
Chaque année, près de 15 000 nouveaux cas sont enregistrés, rappelant l’ampleur d’une maladie qui continue de toucher des milliers de familles, souvent dans le silence, la peur et parfois dans un contexte de diagnostic tardif.
Derrière ces chiffres, il y a des femmes, des mères, des épouses, des filles, dont la prise en charge dépend encore trop souvent de l’accès à l’information, du dépistage précoce et de la disponibilité des soins adaptés.
C’est dans ce contexte qu’a été lancée la Première Table Ronde Nationale sur la Lutte contre les Cancers de la Femme, sous le haut leadership de la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka, en présence de la Première Dame Denise Nyakeru Tshisekedi.
Cette rencontre marque une étape importante dans la volonté de structurer une réponse nationale plus forte, plus cohérente et plus équitable face aux cancers féminins.
L’ambition portée par cette table ronde est claire : faire émerger une stratégie intégrée de prévention, de dépistage et de prise en charge, capable de répon dre aux réalités du pays.
En RDC, la lutte contre les cancers féminins se heurte encore à plusieurs obstacles : faible recours au dépistage, insuffisance d’équipements spécialisés, difficultés d’accès aux traitements, inégalités territoriales et manque d’information dans de nomoreuses communautes.
La tenue de cette première concertation nationale traduit donc la reconnaissance d’une urgence, mais aussi la volonté d’y répondre avec méthode.
Au-delà de sa portée institutionnelle, cette initiative envoie également un message politique fort : la santé de la femme n’est ni un sujet secondaire ni une question périphérique.
Elle est au coeur des droits fondamentaux, la justice sociale et de la dignité humaine.
En rappelant que « la santé de la femme est un droit inaliénable, protégé par la Constitution et garanti par l’action publique », la Cheffe
du Gouvernement a replacé la lutte contre les cancers féminins dans le cadre plus large de la responsabilité de l’État.
Cette table ronde a aussi été marquée par un moment hautement symbolique : la désignation de la Première Dame Denise Nyakeru Tshisekedi comme « Marraine Rose»2025-2026.
Ce titre vient saluer un engagement constant en faveur de la santé de la femme et de l’enfant, mais aussi renforcer la mobilisation nationale autour de la prévention, de la sensibilisation et de l’accès aux soins.
A travers cette reconnaissance, c’est une figure de plaidoyer, d’écoute et d’espérance qui est mise en avant dans la lutte contre les cancers féminins.
Dans un pays où de nombreuses femmes arrivent encore tardivement dans le parcours de soins, souvent faute d’information ou de moyens, la sensibilisation joue un rôle déterminant.
Briser le silence, encourager le dépistage, lutter contre les peurs, améliorer l’orientation des patientes et renforcer les structures de prise en charge sont autant de défis qui appellent une mobilisation collective.
La perspective d’une Déclaration de Kinshasa vient donner à cette dynamique une portée supplémentaire.
Elle pourrait servir de cadre d’engagement commun pour renforcer la riposte contre les cancers féminins, améliorer la coordination des acteurs et promouvoir un accès plus équitable aux soins sur l’ensemble du territoire national.
Cette première table ronde ne représente donc pas seulement un événement. Elle ouvre une nouvelle phase. Une phase dans laquelle la RDC affirme sa volonté de mieux prévenir, mieux dépister et mieux soigner. Une phase dans laquelle la santé des femmes devient davantage une priorité nationale assumée. Une phase, surtout, où la parole institutionnelle cherche à se transformer en actions concrètes au bénéfice des Congolaises.